Exposition
“Par-delà les Mille et Une Nuits”, à voir au Louvre-Lens : l'Orient expressif
© Nazanin Pouyandeh, Brune en Lucrèce, 2024 (détail). © ADAGP, Paris, 2026 © Fondation Francès / Francois Séjourné
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du numéro 199 de Philosophie magazine, en kiosque le 29 avril 2026.
L’Orient a catalysé tous les fantasmes depuis le Moyen Âge. Le musée du Louvre-Lens retrace l’histoire de ces imaginaires dans une exposition conçue « par-delà les Mille et Une Nuits », déployant toute l’ambivalence de l’orientalisme comme motif de fascination et de défiance.
L’Orient : où le soleil se lève. Cette géographie vague – qui court de l’Asie au Maghreb, d’Ispahan au Caire – a catalysé tous les fantasmes depuis le Moyen Âge. Le musée du Louvre-Lens retrace l’histoire de ces imaginaires dans une exposition conçue « par-delà les Mille et Une Nuits ».
Un rapport ambigu à l'ailleurs
Un chef-d’œuvre symbolise ce rapport ambigu à l’ailleurs : le Baptistère de saint Louis, fabriqué au XIVe siècle, au Caire ou à Damas. Ce bassin en cuivre incrusté d’or et d’argent a rejoint les collections royales françaises à une période où les échanges diplomatiques et commerciaux avec les mamelouks étaient riches. Mais, à la faveur d’un mystère sur son origine, une légende s’est formée, affirmant qu’il aurait été rapporté des croisades au temps de saint Louis (un siècle avant sa fabrication). Cet objet précieux témoigne surtout des premiers temps de la mondialisation et du goût des élites pour le luxe venu d’Orient.