En partenariat avec Chaillot - Théâtre National de la Danse
Rencontre « Ou l’art de faire œuvre commune »
Pour ouvrir la saison 26→27, Chaillot invite une partie de ses nouveaux artistes associés à un temps d’échange autour des enjeux d’hospitalité et de diversité.
Comment accueillir, partager, faire œuvre commune ? Une rencontre vivante entre artistes et publics pour imaginer ensemble un théâtre plus ouvert et inclusif.
Mardi 15 septembre 2026 à 18h30
1, place du Trocadéro et du 11-Novembre, 75116 Paris
La rencontre sera animée par Cédric Enjalbert, rédacteur en chef de Philosophie magazine, en partenariat avec Chaillot - Théâtre national de la Danse. En accès libre.
➤ POUR PARTICIPER
Intervenants et intervenantes :
- Laura Defretin, chorégraphe et co-fondatrice de la compagnie MazelFreten, artiste associée à Chaillot - Théâtre national de la Danse
Reconnue pour son travail de création mêlant hip-hop et danse électro, Laura Defretin développe un langage chorégraphique singulier, présenté sur de nombreuses scènes en France et à l'international. Elle s'investit également dans la transmission à travers des stages, des formations et des projets dédiés à la nouvelle génération de danseurs.
- Mohamed El Khatib, Auteur, metteur en scène, réalisateur et plasticien, artiste associé à Chaillot - Théâtre national de la Danse
Mohamed El Khatib imagine et conçoit des projets à la croisée de la performance, de la littérature et du cinéma. À travers des épopées intimes et sociales, il multiplie les occasions de rencontres entre l’art et celles et ceux qui en sont éloignés. Il développe et expérimente une recherche plastique en collaboration avec différents artistes et avec le concours d’amateurs : en Savoie, aux côtés de Valérie Mréjen, il a initié et réalisé un projet unique de centre d’art dans un Ehpad ; à la Collection Lambert à Avignon, il a imaginé une exposition sentimentale en réunissant des commissaires précaires de la Fondation Abbé-Pierre et des membres du personnel du musée. Au Mucem à Marseille en 2023, il réalise une première exposition personnelle avec une installation monumentale qui pose un double regard, sociologique et sentimental, sur les relations franco-maghrébines cadrées par le rectangle d’un pare-brise. Au Grand Palais à Paris en 2025, il investit la nef du monument pour une rétrospective qui mêle expositions, spectacles, projections, rencontres et dj-sets.
- Julie Nioche, chorégraphe, danseuse et co-fondatrice du collectif A.I.M.E., artiste associée à Chaillot - Théâtre national de la Danse
Également formée à l'ostéopathie, Julie Nioche allie théories et pratiques autour des savoirs du corps. Depuis 1995, elle croise pratiques somatiques et improvisation dansée pour développer des danses où chacun·e est auteur·ice de ses gestes. La ligne de fond de son travail est une recherche d'invention d'un corps non ordinaire, puissant, même s'il se voit contraint ou vulnérabilisé — gisement d'images oniriques et de créatures imaginaires. Elle croit en une danse qui pose le geste et le sensible comme savoirs communs, fondant des pratiques d'émancipation et de réparation.
Pour aller plus loin sur le thème de la danse et de l’intelligence artificielle

Carolyn Carlson : « L’espace alors s’agrandit et le temps s’allonge »
Chorégraphe, Carolyn Carlson conçoit la danse comme un saut dans l’inconnu : là où la pensée, l’imagination, la liberté prennent enfin corps.

Carolyn Carlson, signer le sourire
Petite chose que le sourire. Presque imperceptible, fugace, fragile, mais aussi éclatant, lumineux, entraînant. Et s’il était le tout premier des signes ? L’étoile-chorégraphe Carolyn Carlson interroge ce symbole d’humanité à travers une chorégraphie contemporaine créée en 1977, Signes, et présentée à l’opéra Bastille jusqu’au 16 juillet.
Philosopher en corps
« Un philosophe qui a traversé plusieurs états de santé a passé par autant de philosophies » ; avec Nietzsche, pour la première fois peut-être, le corps pense. L’auteur du Gai Savoir, qui voit la maladie comme un instrument de connaissance, appelle à « renaturaliser » l’homme, à exercer son corps avant sa pensée et à harmoniser le corps et l’esprit. Le philosophe Yannis Constantinidès au chevet du « médecin philosophe ».
Sabine Prokhoris. L’excentrée
Agrégée de philosophie devenue psychanalyste, Sabine Prokhoris dénonce les usages normatifs de ces deux disciplines. Passionnée de littérature et de danse, elle interroge notamment la question de la différence sexuelle.

La mémoire par la danse
Une vidéo est devenue virale ces dernières semaines – et elle ne parle ni de virus, ni de fake news, ni de Trump. Alors que résonnent les premières notes du Lac des cygnes, on y voit Marta Cinta, ancienne ballerine espagnole désormais en chaise roulante, s’illuminer lentement. Elle tente d’abord d’esquisser quelques mouvements, puis renonce, se décourage. Finalement elle se reprend, et dessine de ses mains la chorégraphie du ballet de Tchaïkovski, pendant plusieurs minutes, avec une grâce et une minutie saisissantes.

Fabienne Brugère : “La politique doit être du côté de la construction du sensible”
Le musée national de l’Histoire de l’immigration, à Paris, et le musée d’Art contemporain du Val-de-Marne (Mac/Val) s’associent pour mettre en regard la notion d’hospitalité et la création contemporaine dans “Persona Grata”, dont “Philosophie magazine” est partenaire. Fabienne Brugère, co-commissaire de l’exposition, revient sur les enjeux de cette manifestation sensible d’une question éthique et politique.
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