Éthique
Va-t-on (re)découvrir les vertus du compromis ? La leçon de Paul Ricœur
Les candidats Jordan Bardella, Olivier Faure et Gabriel Attal à l’occasion du débat sur la chaîne de télévision France 2, le 27 juin 2024. © Capucine Veuillet/Hans Lucas via AFP
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Sans majorité, le second tour des législatives laisse l’Assemblée nationale dans une situation de fragmentation inédite. Pour rendre la gouvernance possible et éviter la paralysie, les députés iront-ils à l’encontre de la culture politique française et s’entendre avec des rivaux ? Éclairage avec Paul Ricœur sur les vertus du compromis, qu’il ne faut pas confondre avec la compromission.
Voici un scénario que les institutions n’avaient peut-être même pas prévu. Traumatisés par l’instabilité de la très décriée Quatrième République, ceux qui ont conçu la Cinquième ont, grâce au scrutin majoritaire à deux tours, tout fait pour que se dégage une majorité à l’issue des élections législatives. Sauf que : déjà pris en défaut en 2022, ce qui fonctionnait du temps du bipartisme nous plonge de manière spectaculaire dans la perplexité avec les résultats du second tour des législatives de dimanche. Nous nous retrouvons avec une Assemblée qui ressemblerait presque à celle qui serait issue d’un scrutin proportionnel.