Nouveau hors-série “Philosophes résistants”

Jan Patočka, un veilleur anti-totalitaire dans la longue nuit du XXe siècle

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Jan Patočka, un veilleur anti-totalitaire dans la longue nuit du XXe siècle

Jan Patočka rencontre le 1er mars 1977 le ministre néerlandais des Affaires étrangères Max van der Stoel (à droite) dans une chambre d’hôtel à Prague, tandis que les services secrets tchèques attendent derrière la porte, furieux. Interrogé le 2 mars à la prison de Ruzyně pendant près de onze heures sur son rôle dans la Charte 77, il subit une crise cardiaque de retour chez lui le lendemain soir. Hospitalisé, affaibli, il continue d’être questionné sur son lit d’hôpital par les agents jusqu’au 10 mars. Le 13 au matin, Patočka décède. ©Simon Mentzel

Et si la lutte politique ne germait pas d’une idéologie commune mais d’une expérience partagée ? Avec son concept de « solidarité des ébranlés », le Tchèque Jan Patočka a proposé une autre manière de résister ensemble, qu’il a mise en pratique en défendant la Charte 77. Le philosophe-dissident y laissera sa vie. Dans notre nouveau hors-série « Philosophes résistants », Alexandre Jadin vous raconte son histoire.

Jan Patočka, la solidarité des ébranlés