Là est la question…

“Dois-je me sentir coupable d’être heureuse dans un monde qui va mal ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes

Temps de lecture : 4 min

“Dois-je me sentir coupable d’être heureuse dans un monde qui va mal ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes

© Alain Pilon/Costume 3 Pièces

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Cet article est issu du numéro 189 de Philosophie magazine, en kiosque le 24 avril 2025.


LE DILEMME D’AUDREY
« Je suis mère de trois enfants, j’ai un compagnon que j’aime et qui m’aime, un métier que j’apprécie et dans lequel je m’épanouis. Je prends plaisir à faire des choses simples, comme lire, dessiner, regarder des films, jardiner, cuisiner, contempler ou voir des amis… Bref, je suis heureuse ! Cependant, les journaux que je lis et les émissions de radio que j’écoute me ramènent à la triste réalité du monde qui est la folie de l’Homme : guerres, Trump, Musk, scandales écologiques, politiques, financiers… Dois-je fermer les yeux, vivre dans ma bulle ou continuer à m’informer tout en sachant que cela me rappelle mon impuissance face à tout cela et donc m’angoisse totalement ? »


La réponse de Charles Pépin 

Chère Audrey, merci pour cette belle question dans laquelle de nombreuses lectrices et lecteurs se reconnaîtront. Au fond, vous vous demandez si vous avez droit au bonheur. Et, plus précisément, si vous avez droit au bonheur dans un monde qui va mal. Auparavant, les hommes pouvaient déjà se demander s’ils avaient droit au bonheur, mais leur niveau d’information n’était pas le même, ils avaient peut-être une conscience moindre des malheurs subis par leurs congénères (même s’ils pouvaient s’en douter !). Votre dilemme se comprend donc.

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