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Vladimir Poutine et le théorème du rat : la chronique de Michel Eltchaninoff

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Vladimir Poutine et le théorème du rat : la chronique de Michel Eltchaninoff

Vladimir Poutine le 23 juin 2026. ©Gavriil Grigorov/Zuma/Sipa.

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Cet article est issu du numéro 201 de Philosophie magazine, en kiosque le 10 juillet 2026.

Alors que les attaques de drones ukrainiens sur le territoire russe se font de plus en plus audacieuses, Vladimir Poutine va-t-il enfin arrêter la guerre ? Rien n’est moins sûr, car, pour lui, plus on est menacé, plus on contre-attaque.  

 

Cette fois, Vladimir Poutine est vraiment en difficulté. Depuis quelques mois, les ennuis volent en escadrille. L’économie russe souffre. Le PIB s’est contracté au premier trimestre. Une TVA augmentée, des taux directeurs élevés et des taxes nuisent aux entreprises. Le déficit budgétaire est plus élevé que prévu, les revenus pétroliers baissent, et on manque de main-d’œuvre. En mars, les autorités ont commencé à restreindre l’accès aux réseaux sociaux et à Internet – officiellement pour des raisons de sécurité mais surtout pour bâtir un écosystème numérique fermé. Les Russes de l’arrière, qui pouvaient continuer d’ignorer la guerre à condition de vivre et de travailler comme si de rien n’était, ont vu leur quotidien affecté. Le post Instagram d’une influenceuse installée à Monaco et s’adressant à Poutine pour dénoncer les catastrophes écologiques et l’indifférence des autorités aux problèmes des citoyens a dépassé les 20 millions de vues. Dans le même temps, un institut de sondage contrôlé par l’État a enregistré une baisse de la cote de popularité du président – à tel point qu’elle a modifié ses méthodes d’enquête en mai pour la faire remonter. 

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