Questionnaire de Socrate
Thomas Cailley : animal, on est bien
Thomas Cailley. ©Renaud Monfourny/Leextra/opale
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Cet article est issu du numéro 190 de Philosophie magazine, en kiosque le 28 mai 2025.
Il pratique le cinéma comme d’autres la « magie », avec l’excitation de voir apparaître sur l’écran, dans la succession des plans, ce qui n’est pas « prévu et n’est parfois même pas contenu dans les images ». Le cinéaste raconte ainsi dans Les Combattants une curieuse histoire d’amour en Gascogne, juste avant la fin du monde, et il témoigne de ses préoccupations écologiques dans Le Règne animal, un émouvant conte fantastique, lauréat de cinq césars en 2024. Invité par le Forum des images dans le cadre d’un cycle intitulé « Aux frontières de l’humain », Thomas Cailley a carte blanche : il présente ainsi les films qui l’ont inspiré et invite l’illustrateur Jérémie Moreau à dialoguer avec lui, le 31 mai.
Qu’est-ce qui vous rend vivant ?
Ce mystère, à la fois évident et insaisissable, nous unit tous. Mais les saisons permettent de sentir le cycle du vivant.
Quel animal préférez-vous à l’homme ?
J’aime tous les animaux, mais les humains, même insupportables, restent particulièrement chers à mon cœur.
Quel lieu se rapproche de la cité idéale ?
Je ne crois pas tellement aux utopies abstraites. Il me paraît plus important d’agir ensemble pour créer réellement des espaces dans lesquels se sentir bien.