La religion du marché. Chronologie
Courtiers à New York en 1906. © Library of Congress
Cet article est réservé aux abonnés.
Cet article est issu du Hors-série n°62 de Philosophie magazine, en kiosque le 01 août 2024.
1775
Début de la guerre d’indépendance des États-Unis : les Treize Colonies se soulèvent contre le Royaume-Uni qui leur impose des taxes supplémentaires alors que les colons ne sont pas représentés au Parlement (no taxation without representation).
1776
La Déclaration d’indépendance affirme que la liberté est un « droit inaliénable » pour chaque être humain.
1780
Le futur président Thomas Jefferson qualifie les États-Unis d’« empire de la liberté ».
1791
Le premier amendement garantit la liberté d’expression, la liberté de religion et la liberté de la presse, ainsi que le droit de se réunir et de pétition. La freedom of speech, comme l’a confirmé la Cour suprême, inclut jusqu’aux discours de haine tant qu’ils sont dissociables d’un passage à l’acte (act on it). Le deuxième amendement protège le droit des citoyens de posséder et de porter des armes, ainsi que le droit de former une milice.
1792
Ouverture de la bourse New York Stock Exchange – plus connu sous le nom de Wall Street – où « l’argent ne dort jamais ».
1821
Dix ans avant de devenir président des États-Unis, John Quincy Adams s’adresse à la Chambre des représentants : « L’Amérique […] est la bienfaitrice de la liberté et de l’indépendance de tous. Mais elle n’est le champion et le défenseur que des siens. […] Elle sait bien qu’en s’enrôlant une fois sous d’autres bannières que les siennes, fussent-elles celles d’une indépendance étrangère, elle s’impliquerait au-delà de tout pouvoir de soustraction dans toutes les guerres [qui] usurpent l’étendard de la liberté. Les maximes fondamentales de sa politique passeraient insensiblement de la liberté à la force. Elle pourrait devenir la dictatrice du monde. »