Cinéma

“Juré n°2” : un homme en plein cas de conscience

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“Juré n°2” : un homme en plein cas de conscience

Nicholas Hoult dans “Juré n°2”, réalisé par Clint Eastwood. © Warner Bros Pictures

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Le dernier film de Clint Eastwood plonge son spectateur dans le même dilemme que son personnage principal : vaut-il mieux avouer ses fautes ou laisser un innocent être accusé à sa place ? Une descente dans les abîmes intérieurs de la conscience morale, où les limites du courage rencontrent celles de la responsabilité individuelle.


 

Attention, cet article révèle des éléments clefs de l’intrigue.

 

C’est l’histoire a priori banale d’un homme (Justin Kemp, campé par Nicholas Hoult) lui-même en apparence ordinaire, appelé à siéger dans un jury d’assises afin de statuer sur le sort d’un autre homme, James Sythe (Gabriel Basso), placé dans le box des accusés pour le meurtre aggravé de sa compagne retrouvée morte, en contrebas d’une route au lendemain d’une dispute. Mais la reconstitution des événements fait très vite comprendre au premier que c’est lui le véritable responsable, car le cerf qu’il a cru cogner avec sa voiture par une nuit d’orage n’était en réalité autre que la victime. À sa responsabilité dans l’accident de la route mortel s’ajoute donc un délit de fuite, qui ne serait sans doute pas pardonné à cet individu qui a un passé d’alcoolique.

La prise de conscience du personnage de Kemp a lieu dès le commencement du procès, qui prend lui-même place au début du film. En suivant le déroulement de celui-ci, nous partageons donc les étapes par lesquelles le « juré n°2 » passe successivement : sa stupeur dans la salle d’audience, sa remémoration de ce qu’il s’est passé, la solitude de son secret qu’il n’ose partager avec personne, son embarras devant la conviction des autres jurés que l’accusé est un meurtrier, sa peur d’être découvert, son sentiment de culpabilité et ses hésitations quant à la conduite à adopter. Va-t-il avoir le courage d’interrompre le procès et dire ce qu’il a fait, ou va-t-il rester silencieux pour se préserver personnellement – quitte à laisser condamner un innocent ?

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