Questionnaire de Socrate

Jeanne Cherhal : feu intérieur

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Jeanne Cherhal : feu intérieur

Jeanne Cherhal. ©Laurent Vu/Lafringale/Sipa

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Cet article est issu du numéro 189 de Philosophie magazine, en kiosque le 24 avril 2025.

« Grande est ma chance », chante Jeanne Cherhal dans son nouvel album, Jeanne, qui prend des airs d’amor fati. Ce grand oui à la vie, elle l’exprime en convoquant le souvenir de paysages aimés, la mémoire des « derniers paradis », en embrassant le temps qui passe, le spleen et l’amour. Autrement dit, « le calme suranné, le silence infini ». Avec cette élégance portée par une mélodie sensuelle et rythmée, l’artiste engagée aborde aussi en féministe le sujet des violences sexuelles dans « Le Cri des loups » ou du plaisir dans « Hitachi Magic Wand ». Elle sera les 27 et 28 mai au Théâtre des Abbesses, à Paris, et en tournée dans toute la France, faisant vibrer « les corps et les cœurs ».

 

Quelle est votre plus grande fortune ?

Ma liberté, que j’expérimente sur scène et qui traverse tout l’album, puisque je sors ce disque en indépendante. C’est au départ plutôt subi, mais je pense en avoir fait une force. J’ai chanté à Téhéran, avec des femmes iraniennes, et j’ai pris là conscience concrètement de cette liberté. 

 

Y a-t-il un ingrédient indispensable au processus créatif ?

Le feu ! 

 

Que mettriez-vous au-dessus du bonheur ?

Le travail. Il n’y a rien de meilleur qu’avoir écrit une chanson dont je suis heureuse.

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