Nos grandes questions
“Il n’y a pas de solution unique aux problèmes que traverse l’océan” : entretien avec Roberto Casati
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Cet article est issu du numéro 200 de Philosophie magazine, en kiosque le 04 juin 2026.
Dans votre Philosophie de l’océan, vous avanciez des propositions originales comme créer un passeport marin. Quel était votre but ?
Roberto Casati : Je voulais plaider pour une vision plus dynamique, moins spatiale, qu’à l’époque où les caractéristiques de la mer étaient négligées, occultées, car traitées comme un territoire, une entité gouvernable. J’ai donc exploré un panel d’idées : créer un passeport marin et une citoyenneté de l’océan, créer un État de l’océan avec son Parlement, créer des formes d’adoption environnementale de morceaux de mer pour instiller un lien affectif, etc. Il ne s’agissait pas de propositions politiques mais d’outils conceptuels pour faire travailler le regard. Une manière d’aider à la problématisation.