Questionnaire de Socrate

Frànçois & The Atlas Mountains : cool de source

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Frànçois & The Atlas Mountains : cool de source

© Marco Dos Santos

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Cet article est issu du numéro 187 de Philosophie magazine, en kiosque le 20 février 2025.

Du port de Bristol aux montagnes du Maroc, François Marry cisèle une pop mélancolique aux côtés de ses musiciens, The Atlas Mountains. Plutôt que de suivre le courant, le chanteur touche-à-tout aime le sentir passer, prendre son temps. Leur nouvel album, Âge fleuve, a d’ailleurs mûri pendant quatre ans avant de sortir fin janvier. Lorsqu’on suggère qu’une certaine inquiétude plane sur sa dizaine de ballades électro-pop, l’artiste s’en étonne, mentionne le deuil relativement récent de son père – décédé lors de la pandémie de Covid –, tout en assurant se sentir beaucoup plus serein que par le passé, lorsqu’il avait encore tant de choses à prouver. 

 

Vous non plus ne vous baignez jamais deux fois dans le même fleuve ?

J’aime l’image du fleuve car elle désigne à la fois un lieu fixe avec sa culture – on sait où se trouvent la Loire ou le Nil – tout en disant l’impermanence et le mouvement perpétuel. J’y vois un écho très fort avec nos rythmes de vie, caractérisés par le flux, le stream : ça défile sans qu’on comprenne toujours bien ce qu’il se passe. 

 

La solitude, vous l’aimez comment ?

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