Moyen-Orient

Explosions de bipeurs au Liban : l’âge de la terreur disséminée

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Explosions de bipeurs au Liban : l’âge de la terreur disséminée

Une ambulance achemine les blessés vers un hôpital de Beyrout, Des centaines de personnes ont été blessées lorsque les appareils de radiomessagerie des membres du Hezbollah ont explosé simultanément à travers le Liban le 17 septembre. ©Anwar Amro / AFP

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L’attaque imputée à Israël contre les membres du Hezbollah au Liban sidère par son mode opératoire inédit : l’explosion simultanée de centaines de bipeurs, ancêtres du téléphone portable. Naguère massive, l’utilisation de la bombe devient disséminée – mais pas moins terrifiante. Éclairage.


L’attaque des membres du Hezbollah au Liban, attribuée à Israël, qui a fait au moins douze morts et 2 800 blessés, dépasse l’imagination. Mardi 17 septembre, vers 15h30, des milliers de personnes, dans leurs voitures, leurs appartements, au café ou au magasin, ont subi au même moment l’explosion de leur bipeur (connu aussi sous le nom anglo-saxon de pager), boîtier qui leur servait à communiquer sans passer par des téléphones portables surveillés. Dans la guerre et le terrorisme, on connaissait le bombardement, le tir de missile, la voiture piégée, l’attaque à la voiture-bélier, l’assassinat groupé ou l’agression individuelle. Mais c’est la première fois qu’on assiste à une attaque à l’explosif ciblée, simultanée et disséminée sur un espace étendu. 

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