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“E.T.” À la reconquête de notre humanité

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“E.T.” À la reconquête de notre humanité

Photogramme tiré du film “E.T.” (Steven Spielberg, 1982). © Universal/Everett Collection/Aurimages

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Le révélateur d’un monde fracturé

Arrivé avec ses compagnons à bord d’une soucoupe volante afin de mener une exploration botanique sur Terre, un jeune extraterrestre s’écarte du groupe qui repart sans lui. Il trouve alors refuge dans un pavillon de banlieue, aux environs de Los Angeles. L’extraterrestre n’est plus une créature de l’espace ; il habite notre lotissement, il loge dans notre placard – puisque c’est effectivement là qu’il s’est caché. La frontière n’est plus celle qu’il s’agit de repousser quelque part dans les grandes plaines du Far West : elle passe au milieu de nos maisons.

Car E.T. survient dans une société, une famille, une communauté divisée : les parents n’ont pas le temps de parler avec leurs enfants, les enfants s’entre-détestent, le frère et la sœur se disputent… La vie a des allures de manège, où chacun tourne sur lui-même sans jamais rencontrer les autres. C’est un monde où tout lien a été perdu.

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