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De la finlandisation à l’ukrainisation : la chronique de Michel Eltchaninoff
Donald Trump et le président ukrainien Volodymyr Zelenskyy à la Trump Tower, le vendredi 27 septembre 2024, à New York. © Julia Demaree Nikhinson/ AP Photo / Sipa
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Cet article est issu du numéro 186 de Philosophie magazine, en kiosque le 16 janvier 2025.
Avec Trump au pouvoir aux États-Unis, l’espoir des Ukrainiens de rejoindre l’Otan s’amenuise. Le pays resterait souverain mais sous influence russe, comme la Finlande durant la guerre froide. Faut-il parler alors de finlandisation ? Non, ce serait pire.
Quelle paix peut émerger des négociations entre Kyiv, Moscou et Washington ? L’adhésion de l’Ukraine à l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan), dissuasive, ne semble plus à l’ordre du jour. Donald Trump a toujours été critique à l’endroit de l’alliance et entend limiter l’interventionnisme américain. Vladimir Poutine n’accepterait d’ailleurs jamais cette intégration. On se souvient qu’à l’automne 2021, avant de déclencher son offensive, il avait adressé aux États-Unis et à l’Otan une demande de promesse officielle de non-adhésion. Et il avait pris leur refus comme un prétexte pour lancer son « opération spéciale » de février 2022. Un gel de la demande ukrainienne d’adhésion représente donc une condition sine qua non d’un accord du côté russe.