Questionnaire de Socrate
Solann : sombre et lumière
Solann. © Clémentine Ecobichon
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Cet article est issu du numéro 185 de Philosophie magazine, en kiosque le 05 décembre 2024.
Elle a ému des milliers d’internautes avec ses reprises de chansons à texte au ukulélé, sur sa page Instagram. Elle donne de la voix dans sa chanson Rome, accompagnée d’un clip incandescent. Ses paroles travaillées et féministes s’en prennent à ceux qui l’ont empêchée de « marcher droit », un autre de ses titres. À 24 ans, elle revendique une esthétique surannée, entre l’héroïne antique drapée de blanc et la sorcière sur le bûcher. Mais « rassurez-vous ! c’est pas mon genre d’être monstrueuse », scande-t-elle. Si on sombre ce sera beau, titre de son premier album, qui sort le 24 janvier, dit son goût pour le sublime et les allitérations serpentines. Elle sera à L’Olympia le 9 avril.
Comment faites-vous pour marcher droit ?
Je pense à ceux qui m’aiment. Je chante pour eux, pour qu’ils soient heureux et fiers.
Votre plus vieux souvenir ?
La main de ma grand-mère dans la mienne quand je suis allée voir mon petit frère à la maternité.
Qu’est-ce qui vous inspire ?
Tous les gens qui font mieux que moi. Et aussi la souffrance et la frustration, car j’écris pour me vider de ça.
Un ingrédient indispensable au processus créatif ?