Théâtre

“Pétrole”, de Pier Paolo Pasolini mis en scène par Sylvain Creuzevault : Diesel du désir

Temps de lecture : 2 min

“Pétrole”, de Pier Paolo Pasolini mis en scène par Sylvain Creuzevault : Diesel du désir

Pétrole, d’après Pier Paolo Pasolini. Adaptation et mise en scène de Sylvain Creuzevault.  © Jean Louis Fernandez   

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 196 de Philosophie magazine, en kiosque le 15 janvier 2026.

En adaptant Pétrole, le dernier roman (inachevé) de Pasolini, le metteur en scène Sylvain Creuzevault crée une pièce en mouvement, intense et haletante. 

 

L’histoire sera composée de notes, sans logique narrative ni formelle. Il n’y aura pas de personnages qui se déploient dans le temps, ni de psychologie. Le sujet sera idéologique. Annoncé dans un décor réduit à un plateau nu, un écran pour des projections et un caisson en préfabriqué, ce préambule ne doit pas tromper. Car ce spectacle n’a rien d’austère, au contraire ! En adaptant Pétrole, le dernier roman (inachevé) de Pasolini, le metteur en scène Sylvain Creuzevault crée une pièce en mouvement, intense et haletante. 

Possédant le jour, possédé la nuit

Le « héros » de cette histoire s’appelle Carlo Valletti. Dans son « poème », Pasolini le décrit comme un homme scindé : d’un côté, « Carlo I », un ingénieur gravissant (en reniant ses idéaux) les échelons de l’organisme public italien des hydrocarbures (ENI) ; de l’autre, « Carlo II », animé d’insatiables pulsions sexuelles, qu’il assouvit sur les terrains vagues de Rome. Exploiteur, cherchant l’amour des prolétaires ; possédant le jour, cherchant à être possédé par eux la nuit. 

Cet article est réservé aux abonnés