Livres

Le coup de fil de l’enfance de Clémentine Beauvais : le billet de Martin Legros

Temps de lecture : 2 min

Le coup de fil de l’enfance de Clémentine Beauvais : le billet de Martin Legros

©Labor et Fides

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 199 de Philosophie magazine, en kiosque le 29 avril 2026.

Peut-on renouer avec le monde de l’enfance, s’en inspirer pour déranger un monde des adultes, qui, crise sociale et écologique aidant, a de plus en plus de mal à lui faire place ? C'est ce que tente le stimulant essai de Clémentine Beauvais, L’Enfance, qu’est-ce que ça change ?

 

Dans les cours sur la psychologie de l’enfant qu’il a tenus à la Sorbonne, Maurice Merleau-Ponty relève la présence dans l’expérience enfantine des « ultra-choses » situées hors de l’espace et du temps objectifs. Avec l’âge adulte et à mesure que l’enfant prend possession du monde par la pensée et le calcul, elles s’amenuisent mais ne disparaissent pas entièrement. Ainsi de la représentation par les enfants de l’enfance de leurs propres parents. « L’enfant sait, affirme Merleau-Ponty, que ses parents ont été enfants d’autres parents, mais il ne le croit que du bout des lèvres. » Et, ajoute-t-il, « cela subsiste chez l’adulte » : nous avons du mal à nous projeter réellement dans la vie, enfantine, de nos propres parents. Peut-on renouer avec le monde de l’enfance, s’en inspirer pour déranger un monde des adultes, qui, crise sociale et écologique aidant, a de plus en plus de mal à lui faire place ? 

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Être Devenir Individu