Jeux de stratégie
États-Unis : un populisme de gauche pour contrer le populisme de droite ? La chronique de Michel Eltchaninoff
La députée Alexandria Ocasio-Cortez au lycée Catalina à Tucson, Arizona, dans le cadre de la tournée américaine « Fight the Oligarchy Tour », le
22 mars 2025, © Christopher Brown/Zuma/Sipa
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Cet article est issu du numéro 189 de Philosophie magazine, en kiosque le 24 avril 2025.
Aux États-Unis, les démocrates se réveillent. Quelle stratégie adopter pour espérer remporter les élections de mi-mandat l’an prochain ? Celle du populisme de gauche, incarnée par Alexandria Ocasio-Cortez, a le vent en poupe. Mais tout dépend de ce que l’on comprend par populisme…
Après plusieurs semaines de sidération, les démocrates américains semblent réagir. Hillary Clinton a publié une tribune dans le New York Times pour fustiger la « bêtise » de la nouvelle équipe. Licencier les fonctionnaires qui protègent les installations nucléaires ou préviennent les pandémies, « it’s just dumb » – « c’est juste stupide ». Pas sûr que ce jugement ramènera des électeurs déçus par le côté technocrate et hautain de l’establishment de son parti. D’autres, comme le sénateur Cory Booker, qui a battu le record du plus long discours parlementaire (plus de vingt-cinq heures d’affilée), donnent de leur personne pour incarner une opposition sur les violations du droit. Alexandria Ocasio-Cortez (photo), qui assure la première partie de la tournée « Fight Oligarchy » du sénateur « démocrate socialiste » Bernie Sanders, suit une voie différente.