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“Cultiver son jardin”, le nouveau hors-série de “Philosophie magazine”, est en kiosque !

Temps de lecture : 2 min

“Cultiver son jardin”, le nouveau hors-série de “Philosophie magazine”, est en kiosque !

© Catherine Meurisse

Il n’est pas indispensable d’être philosophe pour devenir jardinier, ni d’être jardinier pour devenir philosophe, mais la tradition philosophique a toujours lié l’un à l’autre. Microcosme, macrocosme, qu’il soit zen ou taoïste, à l’anglaise où à la française, le jardin est un miroir – la plus petite parcelle du monde et la totalité du monde, écrit Michel Foucault. L’humanité commence avec l’humus, et Candide doit être entendu au pied de la lettre : « Il faut cultiver notre  jardin. » C’est l’injonction vitale du XXIe siècle… À vos râteaux !

Découvrez ci-dessous notre hors-série en kiosque dès ce mercredi 7 mai, consacré à l’art de cultiver son jardin !


 Au sommaire de ce hors-série…

➤ Le jardin, lieu de sagesse. Si la philosophie est une histoire d’amitié, son décor est un jardin, au moins jusqu’au siècle des Lumières. Un décor, souligne le philosophe Gilles Tiberghien, qui est « une œuvre en mouvement : l’art du jardin est un art du temps ».

➤ Le jardin, lieu de pouvoir. Il suffit d’une visite à Versailles pour comprendre en quoi les jardins sont aussi, et parfois surtout, des lieux de pouvoir. « Un jardin d’autorité, c’est montrer à la face du monde qu’on possède le paysage », explique Alain Baraton, le jardinier en chef du domaine de Louis XIV.

➤ Le jardin, lieu sacré. Le paradis biblique, ou non, est le jardin des jardins, celui où apparaît l’être humain, l’Adam, de l’hébreu adamah qui signifie « terre » ou « glaise ». L’Éden, explique Laurence Devillairs, dessine le lieu où le divin vient à la rencontre des hommes.

➤ Le jardin, lieu écologique. La ville où nous vivons, avertit le philosophe Gaspard Koenig, est « la construction statique et pérenne du dégoût de l’humus ». Mais ne perdons pas nos racines : humanité, humilité, être humain… c’est être humus.

➤ Le jardin, lieu existentiel. Clos et pourtant ouverts sur le monde, les jardins sont le lieu des ambivalences, explique Jean-Pierre Le Dantec – un lieu qui est « une projection de l’image qu’on se fait et de l’image qu’on se fait de notre humanité à un moment donné ».
 

Le tout superbement illustré par Catherine Meurisse 🪴

Procurez-vous sans attendre ce hors-série en kiosque ! Vous pouvez également commander ce numéro papier directement sur notre boutique. Et nos abonnés peuvent le retrouver ici dans sa version numérique, en entier sur notre site.

Découvrez dans son intégralité notre hors-série consacré aux jardins