2006-2026 : une histoire philosophique des vingt dernières années
2010 : WikiLeaks, Julian Assange et la transparence
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Cet article est issu du numéro 200 de Philosophie magazine, en kiosque le 04 juin 2026.
L’événement
28 novembre 2010. Le site WikiLeaks, fondé par Julian Assange, publie en partenariat avec de grands journaux internationaux plus de 250 000 télégrammes diplomatiques confidentiels du département d’État américain. Le « Cablegate » provoque une crise diplomatique mondiale, relance les interrogations sur la transparence et le secret d’État à l’ère numérique, et ouvre une longue séquence judiciaire autour d’Assange, lanceur d’alerte au firmament de sa gloire devenu figure controversée.
Making-of
À l’été 2010, Alexandre Lacroix établit un contact avec Julian Assange, porte-parole de WikiLeaks, pour réaliser un entretien avec lui. La communication va être interrompue par le Cablegate et ne pourra être restaurée qu’un an plus tard.
En novembre 2011, notre directeur de la rédaction se rend en Angleterre, à Ellingham Hall, où Julian Assange se trouve en résidence surveillée, pour le faire dialoguer avec le philosophe utilitariste Peter Singer. Ce dernier vient de publier un article intitulé « Visible Man », dans lequel il avance que l’essor d’Internet et la transparence pourraient réussir là où les religions ont échoué : à moraliser l’humanité. Surprise ! Julian Assange récuse ses arguments et qualifie son projet de liberticide.