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1979-2026 : l’Iran, d’une guerre l’autre. La chronique de Michel Eltchaninoff

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1979-2026 : l’Iran, d’une guerre l’autre. La chronique de Michel Eltchaninoff

Otages américains dans l’ambassade des États-Unis à Téhéran, le 4 novembre 1979. © Staff / UPI / AFP

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Cet article est issu du numéro 198 de Philosophie magazine, en kiosque le 26 mars 2026.

Les États-Unis et Israël ont attaqué un Iran supposé affaibli. Mais les causes de cette nouvelle guerre sont à chercher beaucoup plus loin. Comme le pense Raymond Aron, chaque conflit entraîne le suivant, au Proche-Orient comme ailleurs. Jusqu’où iront ces réactions en chaîne ?

 

Si Donald Trump semble parfois oublier ce qu’il a dit la veille, cela ne l’empêche pas d’avoir la mémoire longue. Lors de sa déclaration de guerre, il a affirmé que l’Iran « clamait “Mort à l’Amérique” depuis quarante-sept ans ». Et il a rappelé l’acte fondateur de cette hostilité : « la prise d’otage des diplomates américains dans leur ambassade à Téhéran durant quatre cent quarante quatre jours » entre 1979 et 1981. La jeune révolution islamique voulait alors se venger contre la longue mainmise américaine et britannique sur leur pays. Cette crise des otages avait bouleversé les États-Unis et, à l’époque, indigné le jeune Donald Trump. Ce que le président ne dit pas, c’est que Washington s’était alors engagé, pour obtenir leur libération, à ne pas intervenir dans les affaires intérieures de l’Iran – mais ça, il l’a sans doute oublié. En 2026, aucune menace imminente ne justifie la guerre lancée par les États-Unis et Israël. Sans doute parce que la cause profonde du conflit est à chercher dans cette vieille humiliation américaine – même si l’Iran n’a pas cessé depuis d’être un État terroriste. 

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