Questionnaire de Socrate

Tiphaine Raffier : metteuse en scène mortelle !

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Tiphaine Raffier : metteuse en scène mortelle !

©Laureline Le Bris-Cep

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Souviens-toi que tu vas mourir ! Tiphaine Raffier cultive ce memento mori, sans vanité. Dans un théâtre qui croit à la puissance des récits, la metteuse en scène explore de pièce en pièce notre expérience de la finitude. Après avoir monté les Dialogues des carmélites à l’opéra – l’histoire « d’une jeune fille qui va apprendre à mourir » –, elle présente L’hors-présence ou Chimères du pays de Morsan en tournée en France. Ce huis clos se confronte aux dilemmes liés à la fin de vie, à travers les frictions d’une fratrie au chevet d’une sœur condamnée par le cancer. D’où l’on ressort remué et ranimé !

 

Regardez-vous la mort en face ? 

C’est un sujet récurrent dans mes spectacles. J’ai été confrontée assez jeune à la maladie de mes proches, à la sensation de la vulnérabilité et de la brièveté de la vie.

 

En avez-vous peur ? 

J’ai peur de la mort de mes proches, mais il est aussi magnifique de mourir, que tout cela soit très court. En avoir conscience très jeune donne un rapport vibrant à la vie. 

 

Qu’est-ce qu’une bonne mort ?

Une bonne mort, c’est… l’idéal d’une vie accomplie, ne pas être partie avant la fin du film. Mais j’ignore si ça existe, car toute mort reste un scandale, même pendant une sieste.

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