Surveiller et punir

Prisons : quand l’abolitionnisme rencontre le féminisme

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Prisons : quand l’abolitionnisme rencontre le féminisme

© Angela Davis/Oregon State University

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Supprimer les prisons ? C’est la proposition d’Angela Davis et de trois autres féministes universitaires américaines dans un plaidoyer qui vient d’être traduit en français : Abolition. Féminisme. Tout de suite (Éditions Daronnes, 2025). Une réflexion politique et militante qui bouscule quelques évidences.


 

Que l’institution carcérale soit en crise, en France comme ailleurs, c’est un constat qui est unanimement partagé. Presque toujours, pourtant, c’est dans la perspective d’améliorer les conditions de détention qu’on pose le problème des prisons, dont on déplore en règle générale l’état : archaïsme de la conception, vétusté du bâti, sur-occupation des cellules, sous-effectif du personnel d’encadrement apparaissent comme des maux bien identifiés qui engendrent de multiples problèmes de promiscuité, de violence et d’hygiène de prisonniers – des manquements régulièrement dénoncés par l’Observatoire international des prisons ou Amnesty International. En 2020, la France a d’ailleurs été condamnée par la Cour européenne des droits de l’homme pour l’indignité des conditions de vie réservées aux détenus. La solution consiste-elle à rénover et agrandir les prisons existantes et à en construire de nouvelles ?

Questionner le recours à la prison

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