Éthologie

Pourquoi les animaux préfèrent-ils (eux aussi) vivre en groupe plutôt que seuls ?

Temps de lecture : 4 min

Pourquoi les animaux préfèrent-ils (eux aussi) vivre en groupe plutôt que seuls ?

© Hari Nandakumar/Unsplash

Cet article est réservé aux abonnés.

« Que sait-on réellement de la socialité des animaux sauvages ? » Dans Le Pacte des lions (Odile Jacob, 2024) le spécialiste de la sexualité animale Thierry Lodé interroge ce mystère que, par facilité, nous mettons trop facilement sur le compte d’un prétendu « instinct grégaire ». Une autre manière de penser la biologie et l’évolution mais qui rappelle également que la vie sociale n’est pas le propre de l’homme.


 

Augmentation des risques d’épidémies, raréfaction des ressources vitales, exposition accrue aux prédateurs et incitation à la rivalité : « Vivre en groupe, c’est décidément bien dangereux », constate Thierry Lodé en ouverture de son essai. Alors pourquoi ne pas préférer la solitude ? Les meutes, les troupeaux, les bancs et toutes les autres formes de rassemblement qui ont lieu dans le règne animal constituent un véritable défi pour une certaine perspective darwinienne comprise comme « compétition farouche et égoïste de la lutte pour la vie ». Pourquoi, par exemple, certains animaux participent-ils à l’élevage d’une progéniture qu’ils n’ont pas conçue – comme le font ces petits oiseaux que sont les méliphages bruyants Manorina melanocephala, où vingt adultes peuvent prendre soin d’une même couvée ? Et pourquoi, « chez les chevaux camarguais, la majorité des étalons forment des alliances qui peuvent durer toute une vie » ?

Cet article est réservé aux abonnés
Les concepts liés à cet article

Nature