Questionnaire de Socrate

Mohamed El Khatib, metteur en scène et plasticien venu d'aïeux

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Mohamed El Khatib, metteur en scène et plasticien venu d'aïeux

Mohamed El Kathib. © Yohanne Lamoulère / Tendance floue

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Cet article est issu du numéro 196 de Philosophie magazine, en kiosque le 15 janvier 2026.

« L’esthétique n’est pas dépourvue de sens politique. » Formé à la sociologie et à la géographie après avoir manqué devenir footballeur professionnel, le metteur en scène, réalisateur et plasticien défend ce postulat au sein de Zirlib, la compagnie qu’il a fondée. Il confirme cette conviction dans deux spectacles à voir actuellement en tournée : La Vie secrète des vieux, beauté d’humour et de sensibilité au sujet de l’amour et de la sexualité chez nos aïeux, et Israel et Mohamed, où, avec le danseur Israel Galván, il évoque cette fois l’autorité paternelle, après avoir rendu hommage à la figure maternelle dans de précédentes pièces.

 

Que retenez-vous de votre éducation ?

Une éthique de l’action : ce que l’on fait est plus important que ce que l’on dit. Enfant, par exemple, j’ai toujours vu ma mère à la boulangerie acheter du pain en plus pour le donner en sortant. Cela vaut tous les discours.

 

Quels penseurs vous accompagnent ?

Sans hésitation, Pierre Bourdieu et Michel Foucault. J’ajoute le philosophe Daniel Bensaïd, qui a écrit des pages magnifiques sur le militantisme, non comme endoctrinement benêt mais comme capacité à s’engager pour les autres.

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