Questionnaire de Socrate

Michaël Hirsch : à tu et à joie

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Michaël Hirsch : à tu et à joie

Michael Hirsch. ©Stephane Kerrad

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Cet article est issu du numéro 194 de Philosophie magazine, en kiosque le 30 octobre 2025.

Y’a de la joie ! Le titre du spectacle de Michaël Hirsch sonne perfomatif : le comédien s’en convainc en l’affirmant. Y en a… mais, en fait, il continue de chercher. Il a lu pendant des mois toute la littérature sur le sujet : socio, psycho, anthropologie, neurosciences… et philo ! Sur la scène du Théâtre de l’Œuvre, à Paris, il rend ainsi hommage à Alain, Nietzsche ou Clément Rosset, dans sa quête d’un Graal philosophique, à mi-chemin des plaisirs éphémères et d’un bonheur trop abstrait. Il faut le voir imiter Fabrice Luchini, dont il fait son psy imaginaire et cynique citant Cioran : « Ne nous suicidons pas tout de suite, il y a encore quelqu’un à décevoir. » Mieux vaut en rire.

 

Que mettez-vous au-dessus du bonheur ?

La joie de vivre ! J’ai de plus en plus de mal à croire au bonheur. Récupéré par le développement personnel, il est devenu une promesse de paradis, relativement inatteignable et assez culpabilisante, qui rend finalement plus malheureux qu’autre chose. La joie de vivre, en revanche, est une déclaration d’amour à la vie, qui n’est conditionnée par rien.

 

Vous arrive-t-il d’éprouver des joies mauvaises ?

Dans les excès, qui sont des joies du moment que l’on regrette plus tard… comme l’excès de sucre.

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