France / Budget

Laissons-nous vraiment la dette publique à nos enfants ?

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Laissons-nous vraiment la dette publique à nos enfants ?

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu s'exprime lors d'une séance de questions-réponses avec le gouvernement à l'Assemblée nationale. ©Jeanne Accorsini/Sipa

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Cet article est issu du numéro 203 de Philosophie magazine, en kiosque le 24 septembre 2026.

En ce mois d’octobre, le budget sera âprement discuté à l’Assemblée. Un exercice très contraint, car le déficit public devrait encore se creuser en 2026, tandis que la menace d’une censure rend presque invotable toute mesure d’austérité. Mais, sur le fond, vivons-nous vraiment aux crochets des générations futures ?

 

En juin dernier, les projections de la Banque de France annonçaient un déficit public de 5,2 % du produit intérieur brut, très supérieur au critère de Maastricht (3 %) et légèrement supérieur au déficit constaté en 2025 (5,1 %). La dette publique cumulée atteint aujourd’hui 3 536 milliards d’euros, et le paiement de ses intérêts est devenu l’un des premiers postes de dépense de l’État, dépassant le budget de la Défense et se rapprochant de celui de l’Éducation nationale. À l’heure où nous écrivons, le gouvernement n’a pas encore dévoilé sa stratégie budgétaire, mais tout porte à croire qu’au lieu d’attaquer frontalement le problème de la réduction des déficits, au risque de faire basculer le Parti socialiste dans le camp de la censure aux côtés de La France insoumise, il tentera de faire adopter un budget minimaliste. Bref, même si son budget passe – ce qui est hautement improbable –, ce sera encore une année perdue.

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