Jeux de stratégie

J. D. Vance, la revanche du “péquenot” : la chronique de Michel Eltchaninoff

Temps de lecture : 3 min

J. D. Vance, la revanche du “péquenot” : la chronique de Michel Eltchaninoff

Le vice-président américain J. D. Vance. © Jintak Han/Zuma/Réa

Cet article est réservé aux abonnés.

Cet article est issu du numéro 188 de Philosophie magazine, en kiosque le 27 mars 2025.

Saviez-vous que le vice-président américain était aussi un (bon) écrivain ? Dans son autobiographie Hillbilly Élégie, J. D. Vance raconte son enfance de déclassé dans un milieu miné par la drogue et la violence. Et ce passé explique bien des choses…

 

Parmi les membres de l’exécutif américain, il y en a un qui m’intéresse particulièrement. C’est J. D. Vance, l’intello de la bande. Avant de faire la morale aux Européens ou de tancer Zelensky, le vice-président a publié, en 2016, un récit autobiographique à succès. Hillbilly Élégie (trad. fr. Éditions Globe, 2017) – « hillbilly » signifie « péquenot » – raconte son enfance et son adolescence de Blanc pauvre et paumé dans le Kentucky rural puis l’Ohio industriel. Entre une grand-mère bienveillante mais ultra-violente, un grand-père alcoolique et une mère droguée, le futur numéro 2 de Donald Trump grandit sans père, entre les déménagements, les disputes et les crises à répétition. Même si l’intention politique et pseudo-sociologique affleure trop, le récit, cruel et direct, touche juste, et plusieurs éléments m’ont marqué.

Cet article est réservé aux abonnés