Bac philo 2026
Bac philo 2026 : notre kit de survie pour affronter la dissertation
©Philosophie magazine éditeur
La dissertation est ce moment parfois redouté où se joue l’année de travail des élèves de terminale. Il s’agit d’un exercice qui a ses règles. Pour parvenir à un bon résultat, il est impératif de ne pas vous laisser déborder et de vous appuyer sur un timing serré.
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Bien gérer son temps, c’est l’une des clés d’une épreuve réussie au bac philo. Voici un petit programme à suivre pendant vos quatre heures d’examen.
Bien comprendre le sujet
0h00-0h10
D’abord, il faut choisir. Attention, cette étape est importante car définitive. Une fois déterminé, il ne faut pas, au bout de trente minutes, changer d’avis. Comme le dit Descartes, si vous êtes perdu dans la forêt, le meilleur moyen est de choisir une direction et de vous y tenir ! Ne vous précipitez pas sur le premier sujet venu parce qu’il comporte un terme qui semble vous rappeler un chapitre de votre cours. Réfléchir ne consiste pas à faire travailler sa mémoire ! Lisez attentivement les trois sujets et, pour les dissertations, analysez chaque question posée. Identifiez ce qu’on vous demande. Une dissertation n’est pas la récitation d’une question de cours, mais un travail de réflexion. Quelle question vous donne envie de penser ?
Saisir le problème
0h10-0h35
Votre choix est fait, oubliez les autres sujets. Les sujets de dissertation, le jour du bac, se présentent sous une forme interrogative. Formuler une problématique, c’est d’abord transformer une question en un problème. Avant même de vous demander ce que vous allez raconter et à quoi le sujet vous fait penser, il faut déterminer en quoi il pose problème. En d’autres termes, une question vous est posée, une première réponse vous paraît évidente, il faut alors vous demander en quoi cette dernière est insuffisante ou en quoi une autre réponse serait possible. Dès lors, puisque la première réponse ne suffit pas, ou puisque plusieurs réponses sont possibles, cela signifie qu’il y a un problème. Un exemple : « Faut-il vouloir la vérité à tout prix ? » On condamne généralement le mensonge et l’erreur. Pourtant, on dit également que toute vérité n’est pas bonne à dire, car la vérité peut blesser. Dès lors, quelle valeur accorder à la vérité ?
Rassembler ses connaissances
0h35-1h30
Une fois le problème posé, il s’agit de mettre en place les éléments qui vont permettre de le résoudre. Une première réponse à la question vous est venue ; vous devez chercher tous les arguments, les exemples et les références qui permettent d’aller dans ce sens. Attention, ce n’est pas au nombre d’idées ni au nombre de tirets que vous construirez votre dissertation. N’oubliez pas que, bien souvent, on se retrouve avec un brouillon bien rempli et on ne sait plus quoi en faire. Vous avez une première idée ; prenez une feuille vierge, écrivez‑la et cherchez sur cette feuille les éléments vous permettant de la soutenir. Par exemple : quelles sont toutes les raisons pour lesquelles on condamne le mensonge, l’erreur et l’illusion ? N’oubliez pas de numéroter vos brouillons ! Et interrogez-vous sur les conséquences de ce que vous avez dit. Par exemple : ne peut-il pas parfois y avoir une valeur de l’illusion ou tout au moins une fonction, une utilité ? Là, vous rassemblez de nouveau vos connaissances…
Construire son plan
1h30-1h45
Un plan, généralement en trois parties, est l’organisation des idées pour répondre à la question. Une fois que vous avez posé le problème et cherché des arguments, vous pouvez le construire. Il est toujours progressif. Reprenez tout ce que vous venez de faire et marquez les grandes lignes que vous allez suivre.
Composer une introduction
1h45-2h00
C’est l’heure de se mettre à rédiger. Débutez par l’introduction, que vous pouvez faire au brouillon. Même si vous n’avez pas établi tout ce que vous allez dire, il faut vous lancer pour avoir assez de temps pour rédiger. L’introduction doit rendre visibles le problème et les enjeux du sujet. Dès la première phrase, vous devez donner envie au correcteur de lire la suite. Pensez à la quatrième de couverture d’un bon roman policier et mettez l’intrigue en scène. L’essentiel est de montrer en quoi la première réponse que l’on pourrait avoir ne suffit pas. L’intro peut donc se dérouler en trois temps : la réponse immédiate ou l’accroche, suivie d’un terme d’opposition (« pourtant », « cependant », « néanmoins »…) ; les limites de cette réponse ; et, enfin, le problème et ses enjeux.
Rédiger le développement
2h00-3h35
La rédaction du développement va se faire directement au propre. Il vous reste alors une heure trente-cinq pour le rédiger. Cela fait globalement trente minutes par partie. Si vous avez bien organisé votre brouillon et numéroté vos feuilles, cela doit vous faciliter la tâche. Posez-vous une question centrale : « Qu’est-ce que je veux montrer dans cette partie ? » C’est cette idée qui doit, à chaque fois, vous guider. Faites des paragraphes. Si vous êtes bloqué, vous n’avez qu’une seule question à vous poser : « Que voulais-je dire ? », et dites-le simplement. N’écrivez jamais une page d’un bloc. Aérez votre discours. Passez des lignes entre chaque partie, allez à la ligne après chaque paragraphe.
Écrire la conclusion
3h35-3h45
Il ne s’agit pas de résumer le devoir, mais de répondre à la question posée. Vous avez montré en quoi elle posait problème (dans votre introduction), vous avez construit une argumentation pour répondre (c’était votre développement), maintenant, vous répondez. Le plus simple peut être de relire votre introduction pour donner une unité à votre devoir. Inutile de chercher une citation décorative pour ouvrir le propos… Ne vous posez pas trop de questions de forme, répondez simplement.
Relire le devoir
3h45-3h59
C’est la dernière étape. Inutile alors de chercher à reformuler des choses. Ne barrez rien, le stress risque de vous rendre mauvais juge. Corrigez simplement les fautes que vous voyez, et soulignez les titres des œuvres que vous avez citées.

© Philosophie magazine Éditeur
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