Le spectateur émancipé

Une recension de Marion Rousset, publié le

« Nous ne croyons assurément plus à la correction des mœurs par le théâtre, admet-il. Mais nous aimons encore à croire que la représentation en résine de telle ou telle idole publicitaire nous dressera contre l’empire médiatique du spectacle. » Le philosophe critique ces tentatives plastiques d’ouvrir les yeux du spectateurs, de les sortir de la caverne dans laquelle ils seraient englués. À rebours de cette logique, Rancière se penche sur des « images pensives », énigmatiques et indéterminées. C’est à travers elles que l’art touche pour lui à la politique. Son livre pourrait prendre pour devise cette phrase écrite sur le tee-shirt d’une femme d’une banlieue : « Je veux un mot vide que je puisse remplir. »

 

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