Questionnaire de Socrate

Simon Abkarian : du pain et du jeu

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Simon Abkarian : du pain et du jeu

Simon Abkarian. © Mathieu Zazzo/Pasco&co  

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Cet article est issu du numéro 186 de Philosophie magazine, en kiosque le 16 janvier 2025.

« Je n’écris pas seulement depuis mes joies, j’écris aussi avec mes souffrances et mes larmes », confie le dramaturge et acteur. Aussi charismatique en narcotrafiquant exubérant dans la série Kaboul Kitchen qu’en héros dramatique chez Euripide ou Sophocle, il est à l’affiche du Quatrième Mur, au cinéma le 15 janvier, qui raconte une utopie de théâtre : comment une troupe multiconfessionnelle espère monter Antigone en pleine guerre au Liban. Il est aussi sur scène dans Nos âmes se reconnaîtront-elles ? au Théâtre Nanterre-Amandiers du 16 janvier au 2 février, un dialogue qu’il a écrit. Il y joue le rôle de Ménélas après la chute de Troie, fou de rage et triste d’amour, témoignant de son irrépressible besoin « de poésie et de lyrisme ».

 

Qu’avez-vous appris de la tragédie ?

La bonté humaine. La tragédie nous dit où il ne faut pas aller.

 

De quel combat êtes-vous le plus fier ?

Je ne pense pas en termes de fierté. Mais je m’applique à vivre en essayant de dire ces espaces où l’on peut être ensemble, qui sont des paradis, que j’espère pas perdus.

 

Quel est votre paradis perdu ?

Une réunion autour d’une table où refaire le monde, une danse, le théâtre, la poésie, le pain, le vin…

 

Le banquet de votre vie ?

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