Questionnaire de Socrate
Marlène Saldana : chat perché
Marlene Saldana. © Renaud Monfourny/Leextra via opale.photo
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Cet article est issu du numéro 188 de Philosophie magazine, en kiosque le 27 mars 2025.
« Bizarre ». Le mot sied à l’actrice, qui a fait de l’extravagance son art poétique. Elle marque actuellement trois spectacles par sa présence. Elle incarne Jacques Demy en fourrure dans Les Idoles, à Paris jusqu’au 6 avril. Dans Showgirl (du 16 au 18 avril, à Lyon), elle interprète une diva tragi-comique. Enfin, elle compte parmi les acteurs travestis en félins qui, entre cabaret et kabuki, dansent, chantent et philosophent dans Les Chats (les 27 et 28 mars à Grenoble, les 3 et 4 avril à Lyon, du 10 au 12 avril à Bobigny). Elle a imaginé ces deux dernières fantaisies queer et politiques avec son comparse Jonathan Drillet. Sans jamais ronronner !
Avez-vous des idoles ?
Je n’idolâtre pas. Mais je suis dingue d’Alan Moore, de sa manière d’écrire et de penser anarchiste, de sa magie au-delà du réalisme.
Que retenez-vous de votre éducation ?
L’idée qu’il faut travailler pour se réaliser, être libre et indépendante. J’ai été élevée par un matriarcat, en gynécée, avec pour objectif de tracer ma route sans faire attention aux obstacles.
Quel est votre plus vieux souvenir ?
C’est un souvenir de boulangerie. J’avais 3 ans, j’étais avec ma grand-mère, à la hauteur des bacs de gâteaux secs, et je ne rêvais que d’un truc : qu’on m’en donne !