Là est la question…

“Dois-je dire à ma fille qu’elle fait professionnellement fausse route ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes

Temps de lecture : 4 min

“Dois-je dire à ma fille qu’elle fait professionnellement fausse route ?” Charles Pépin répond à vos dilemmes

© Alain Pilon/Costume 3 Pièces pour PM

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Cet article est issu du numéro 184 de Philosophie magazine, en kiosque le 24 octobre 2024.

LE DILEMME DE FRANÇOISE
« Ma fille de 20 ans veut absolument devenir thérapeute, et, même si j’ai du mal à l’avouer, je suis gênée car je suis intimement persuadée que ce n’est pas un métier fait pour elle. Je la trouve très douée – elle est créative, volontaire… En revanche, elle ne me semble pas du tout avoir les qualités requises pour être thérapeute. Elle a vraiment du mal à écouter les autres. D’ailleurs, on en plaisante depuis toujours avec ses frères et sœurs… Elle pose des questions mais n’écoute pas les réponses jusqu’au bout… Et puis, elle ne tient pas en place… Je l’imagine donc mal assise toute la journée dans un cabinet à écouter des gens lui raconter leurs problèmes. Que dois-je faire ? Dois-je lui dire qu’à mon avis elle fait fausse route ou dois-je garder pour moi ce que je pense, quitte à la laisser s’engager sur une mauvaise voie, voire perdre des années ? J’avoue que je suis perdue. Aucune de ces solutions ne me semble bonne… »


La réponse de Charles Pépin 

Votre situation, Françoise, est en effet problématique. D’un côté, vous ne pouvez pas vraiment affirmer que cette voie n’est pas faite pour votre fille, car la chose n’est pas certaine. De l’autre, vous ne pouvez pas ne rien dire, car ce serait renoncer à essayer de l’aider et manquer à votre responsabilité de mère et à l’expression de votre conviction. 

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